Dossier aéroport : rencontre avec les médiateurs

Le mardi 24 octobre, une délégation de l’association Sud Loire Avenir a rencontré les médiateurs à la Préfecture de Loire-Atlantique. Dominique Raimbourg, ancien député et président de l’association ; Jean-Claude Lemasson, maire de Saint Aignan de Grand Lieu ; Rodolphe Amailland, maire de Vertou ; Yannick Fétiveau, maire de Pont Saint Martin ; Jean-Marc Allais, adjoint délégué
aux réseaux et à la transition énergétique et Gilles Rétière, ancien maire de Rezé ; tous membres du conseil d’administration ont une fois de plus plaidé la cause du transfert de l’aéroport Nantes Atlantique vers le site de Notre Dame des Landes.

Divers

Publié le lundi 27 novembre 2017

Trois thématiques majeures ont été abordées :

LE TRANSFERT : UNE CHANCE POUR LE GRAND- OUEST AU CŒUR D’UNE ÉCONOMIE DURABLE

Nous avons rappelé aux médiateurs que Notre Dame des Landes était une chance pour notre région, qui s’inscrit dans le cadre du développement du Grand-Ouest intégrant la Bretagne et les Pays de Loire. Sous  dimensionnées,  les  structures  ne  peuvent  plus  accueillir les  4  770  000  passagers  dans  de  bonnes  conditions  de  confort et  de  sécurité.  Le  dynamisme  des  métropoles  de  Rennes  et  de Nantes  nécessitent  des  infrastructures  en  capacité  d’absorber l’augmentation des  vols  et  de  passagers  dans  le  cadre  d’une économie durable liée aux échanges internationaux.
Les  espaces  de  Nantes  Atlantique  sont  aussi  indispensables  au développement de l’institut Jules Verne de Bouguenais et à l’arrivée de nouveaux logements sans consommation d’espaces
agricoles. La  fermeture  d’Airbus  n’est  plus  à  craindre  puisque  l’usine  est désormais approvisionnée en pièces par la route ou par la Loire grâce à des barges. Le Grand-Ouest a besoin de cet aéroport pour rester concurrentiel face à Bordeaux, aujourd’hui à 2h de Paris en TGV.

LE TRANSFERT : AU NOM DE NOTRE SÉCURITÉ ET DE NOTRE SANTÉ

Le bruit affecte plus de 40 000 habitants. Le survol de la ville, au- delà du danger potentiel lié aux risques de crash, est un fléau pour les  habitants,  notamment  pour  les  enfants  et  les
habitants  de  la commune de Saint Aignan, soumis au quotidien à des expositions au bruit insupportables. Les  hydrocarbures  constituent  par  ailleurs  la  principale  source  de pollution  d’un  aéroport  et  de  son  environnement  au  regard  des retombées sur le sol (pollution diffuse) des particules issues de la combustion des carburants dans les réacteurs. Les composés sont toxiques et cancérigènes constituant un risque pour le milieu naturel et la santé humaine. L’article 5 de la charte de l’environnement de 2004  prévoit  le  principe  de  précaution  en  l’absence  de
certitudes. L’effet  cocktail  des  perturbateurs  endocriniens  sont  au  cœur  des préoccupations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). « Il ne faut pas céder aux phobies, mais on déverse tous les jours dans l’atmosphère  ou  la  chaîne  alimentaire  des  centaines  de  molécules dont  on  ne  mesure  pas  encore  la  potentielle  gravité  »  explique  le ministre Nicolas Hulot.

LE TRANSFERT : AU NOM DU RESPECT DE LA DÉMOCRATIE

Lors  de  la  consultation,  55,17  %  des  ligériens  se  sont  exprimés favorablement pour le transfert avec une participation record pour ce type de scrutin. Le crédit des élus à l’avenir passera par le respect du vote populaire et des engagements. Qu’on se le dise ! En amont de cette réunion, Yannick Fétiveau et ses adjoints ont été reçus le jeudi 12 octobre par les médiateurs. L’occasion de demander des garanties sur le risque potentiel d’une alternative intégrant une piste  transversale  proposée  par  les  opposants  à  Notre  Dame  des Landes. La terre ayant la même valeur et l’environnement le même prix, il est vital pour notre commune de refuser l’inacceptable tant au niveau de l’évolution de la gêne sonore que de l’impact sur les terres agricoles : 260 ha d’acquisitions seraient nécessaires.

Le  simple  maintien  de  la  piste  actuelle  peut  aussi  impacter  notre agriculture et notamment le GAEC La Moricière qui exploite des terres agricoles sur Saint Aignan. L’occasion de marteler également les risques d’asphyxie du réseau routier actuel totalement saturé en l’absence d’un schéma de mobilités et de transport intercommunautaires. Avec les 10 000 véhicules par jour sur la D65, le nombre de passagers évoluant de 5 à 7 millions, comment accueillir les 2 millions de passagers supplémentaires sur le périphérique, nos routes et notre bourg ?
Compte-tenu de l’expression des 62 % des Martipontains qui ont voté« oui au transfert », notre devoir d’élus majoritaires était de présenter sans ambigüité et avec force d’arguments, les enjeux communaux et territoriaux dans le cas d’un transfert ainsi que nos craintes envers une alternative souhaitée par le ministre de l’environnement, lequel, nous  l’espérons,  sera  éclairé  avec  objectivité  par  l’expertise  des médiateurs en charge de cette évaluation.

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