À la découverte du patrimoine de Pont Saint Martin

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Le château du Plessis

Plesser signifie ployer, abattre, entrelacer, entourer de haies, action d’établir des clôtures d’où le nom de Plessis donné à de nombreuses demeures.

Autrefois « Les corvéables étaient sujets au « bian de serpe ». Ils devaient se présenter aux Huguetières entre huit et neuf heures munis d’une serpe, tous les samedis matin depuis l’Epiphanie jusqu’à « Pasques Flories » pour « plesser » les garennes. »

La châtellenie des Huguettières (cette châtellenie comprenait 17 paroisses dont celle du Pont Saint Martin)

L’Ognon fût une véritable frontière naturelle entre le bourg nord du pont saint martin dépendant de la seigneurie de Chateaubriant et le bourg sud dépendant de la châtellenie des Huguetières elle-même partie intégrante du Duché de Retz.

Au XIVème siècle Le Plessis était une sergentise féodée. La charge de sergent féodé ou sergent sepmier est affermée. En contrepartie de son travail de perception des taxes seigneuriales, le sergent féodé perçoit généralement le septième des rentes ou produits collectés. Au XVIIème siècle  le seigneur du Plessis a l’obligation de fournir à la châtellenie des Huguetières « un sergent féodé pour exercer la dicte sergentise en la dicte juridiction des Huguetières entre la chaussée de La Chevrolière d’une part et le Pont du Pont Saint martin et la tenue du Pin paroisse du Bignon. »

Droits et privilèges

Revenus en argent : fermage des terres, droits sur les ventes, taxes commerciales appelées coutumes, revenus des fours et pressoirs. Rentes en nature : quote-part des rentes, chapons, céréales, vignes, charrois, droits de chasse et de pêche sans compter les obligations et corvées appelées les bians.

Les appartenances successives du château du Plessis du XVème au XVIIIème siècle.

Au XVème siècle, Le Plessis appartenait à Jean D’Ust chambellan du duc de Bretagne. La famille D’Ust est une très ancienne famille implantée en pays guérandais gravitant dans l’entourage des Ducs de Bretagne aux XIVème et XVème siècles. Jean D’Ust vend le domaine du Plessis en 1404 à Jean de Trévacar. Dès 1443 ce dernier fait construire le « manoir du plecis ». Son fils par mutation en devient seigneur en 1453. Il est aussi seigneur de la Roche Ballue en Bouguenais, de Beaulieu en Port Saint Père et Vicomte de Rezé.

Aux XVème et XVIème siècles le manoir restera propriété de la famille de Trévacar : Jean de Trévacar petit fils, Roberte de Trévacar, la famille de Trévacar se fond par alliance dans la famille Guemadeuc, famille de haute noblesse bretonne qui rend aveu à son Suzerain pour les terres du Plessis.

Olivier Martel en sera ensuite propriétaire. En 1599 il achètera les domaines nobles de la Championnière, de la petite et la grande Etourmière à René Rochereul seigneur de la Frudière. Sa fille Marie Martel épousera De Hardy Berault et vendra le Plessis à Michel Sauvaget son héritier en 1632.

Michel Sauvaget est conseiller du Roi, Receveur des Fouages.

A cette date (J. Bonnet notaire royal) vente et prise de possession du Plessix et de ses appartenances pour la somme de 25 000livres. Vendeur Hardy Beraut Seigneur de Riou demeurant en la maison de Montchenyn en Anjou et dame Martel son épouse, acheteur Michel Sauvaget demeurant à la fosse à Nantes et conseiller du Roy.

Michel Sauvaget présent et acceptant

Savoir : « le lieu et maison noble du Plessix situé en la paroisse du pont saint martin évêché de Nantes la bourdrie du dit lieu court jardins boys ancien et de revenu droits et dîmes et de pescherie garennes fuye colombier et refuges à pigeons rentes vignes prés terres labourables et non labourables landes communs, les métairies de la grande et petite esturmyere et le Redras et generallement toutes les appartenances et dépendances de la dicte maison du Plessix s’etendant tant en la dite paroisse du pont saint martin qu’en la paroisse de la Chevrolliere ………même le pouvoir de mettre et etablir un sergent feodé tant pour l’amas desdites rentes que celles de Monseigneur le duc de Rais …. »

Il est très vraisemblable que ce soit Michel Sauvaget qui ait fait restaurer le manoir qui existait auparavant et fait reconstruire la façade actuelle du château car le procès- verbal fait le jour de la vente parle de son très mauvais état. Voici ce qu’il nous dit .

« avons veu la coustiere du grand logis du plessix par le devant grandement lizardée menassant ruyne s’il n’est refaict « de breff » jusqu’à la fenestre de la chambre haulte n’est aucune fermeture de porte tant au grand portal de la court que pettitte porte, les portes des taitries de la bordrie Rompues Estant de peu de Valleur et de Surplus des dictes choses a esté faict procès verbal……. »

En 1691, le château appartient à Pierre Brossard descendant de la famille Sauvaget. Mariage au pont saint martin.

« Le huitième jour de juillet mil six cent quatre vingt onze bénédiction nuptiale Escuyer pierre brossard seigneur du plessix fils de deffunt Escuyer philippe brossard seigneur de la trocardiere et dame marie anne Sauvaget leur père et mere avec dame Janne guiton fille d’escuyer mathurin guitton et de dame marguerite de Villai…. »

Jacques Brossard fils de Pierre lui succèdera. Sa fille unique Jacquette épousera en 1724 au pont Saint Martin Pierre Eustache de Cornulier docteur en théologie de la faculté de Paris.

« pierre Eustache de Cornullier fils de Monsieur jean Baptiste et dame françoise Demortell Marguin et Marguerite jacquette Brossard fille de Monsieur jacques Brossard et Marie gouin … »

Marguerite Brossard devenue veuve en 1736 de Messire Pierre Cornulier chevalier seigneur du Vernay et du Plessis vendra le domaine familial à Nicolas Roche Seigneur de Fermoy. Les appartenances du château du Plessis du XVIIIème au début de XXème. Nicolas Roche en devient propriétaire.

Famille de nobles irlandais. Edmond Roche se lance dans le négoce. Trois de ses fils Mathias, Nicolas et Patrice décident de prendre la suite. En 1747 ils arrivent à Nantes et s’installent place du Change puis à la Fosse paroisse Saint Nicolas.

L’armement Roche compte une dizaine de navires pratiquant entre 1749 et 1763 31 voyages en droiture et 6 voyages en commerce triangulaire.

Commerce en droiture : ses navires trafiquent principalement avec l’île de Saint Domingue colonie française, navires d’environ 200 tonneaux et armés, les voyages n’étant pas forcément sûrs durant cette période pendant laquelle se déroule la guerre de sept ans entre la France et l’Angleterre. Rotation aller et retour d’environ 9 mois. Le bateau rapporte principalement du café, du tabac, du sucre, du coton, de l’indigo.

La traite ou commerce triangulaire : partant de Nantes ou Paimboeuf son avant-port le bateau se dirige vers les côtes d’Afrique acheter des esclaves qui seront vendus ensuite pour servir de main-d’œuvre dans les plantations des Antilles.

Nicolas Roche (avec son épouse née Fleury) achète en 1754 le château du Plessis pour la somme de 86200 livres. En voici le descriptif de l’époque.

« La maison noble Du plessis située en la paroisse du pont Saint Martin consistant en maison salle basse suivant chambres cuisine chambres hautes et greniers au-dessus couvert d’ardoises une grande cour renfermée de son portail autour de laquelle sont plusieurs logis………., pressoirs celliers écuries, ménageries buanderie, couverts de tuiles, a côté un jardin renfermé de murs ; au-devant un autre jardin renfermé de haies et fossés, du côté du midi une charmille avec une allée au milieu un petit pré à côté de la dite maison le tout contenant environ six journeaux. Avec droit de fuie + colombier à pigeons droit de garenne et refuge a conils …… »

Sans oublier les borderies et métairies, les terres et vignes bois taillis avec les droits en dépendant. Juridiction haute, moyenne et basse.

A partir de 1762 le Duc de Villeroy et de Retz continue le démembrement d’une grande partie du Duché de Retz dont la châtellenie des Huguetières, partie intégrante de ses domaines. La partie nord sera vendue en 1764 à Nicolas Roche. La réunion de la seigneurie de Chateaubriant intégrée au fil du temps aux Huguetières et la partie nord de cette dernière va former la seigneurie du Pont Saint Martin.

Nicolas Roche devenu Seigneur du Plessis est très mal accepté par les habitants. Il intentera un procès aux propriétaires des marais d’herbonne leur refusant « leur droit de commun » détenu par aveux depuis toujours. Le procès qu’il perdra d’ailleurs durera plus de dix ans.

Nicolas Roche mariera sa fille unique Renée Jeanne à un noble breton Michel Julien Alain Picot seigneur de Limoëlan le 18 juin 1765 au pont saint martin. Ils habiteront à la Fosse à Nantes. Ils auront sept enfants. Ils deviendront propriétaires du château à la mort de Nicolas Roche en 1779.

Nous arrivons en 1789. Quelques années plus tard Mr de Limoëlan devient membre de l’Association Bretonne, association clandestine et contre-révolutionnaire. Dénoncées, douze personnes dont Mr De Limoëlan seront condamnées à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris le 18 juin 1793 et guillotinées.  Joseph un de ses fils émigré participera à l’attentat de la rue Saint Nicaise le 24 décembre 1800, attentat royaliste contre Bonaparte Premier Consul.

A partir de cette époque des maisons et terres appartenant au château du Plessis vont être petit à petit vendues comme la ferme de la petite Etourmière en 1805. Il en sera de même en 1822 pour le château vendu par Madame de Limoëlan et acheté par un ancien militaire Michel Ange d’Audiffredy et son épouse Thérèse Rose Kervoche et revendu un an plus tard à Jean Joachim Barbier ancien capitaine au long cours et sa femme Julie Françoise Mestivier.

En 1828, en épousant Sophie la fille de Jean Joachim Barbier, Barnabé Rozier  deviendra à son tour propriétaire du château du Plessis. Il sera conseiller municipal de la commune.

Ses fils Eugène et Pitre (Pierre Joseph Marie) seront armateurs négociants à Nantes.

C’est l’époque des grands voiliers. L’armement Pitre Rozier, entre 1885 et 1912 assurera entre autres les lignes Antilles, Para, Cayenne. En 1909, la Société des armateurs coloniaux propriété de Fleuriot et Cie et de Mr Pitre Rozier fait l’acquisition du trois mâts Le Bélem 455 tonneaux en conservant son capitaine son équipage et sa ligne Guyane et Antilles.

Eugène Rozier sera maire de la commune de 1859 à 1867. Pitre Rozier sera maire durant deux périodes différentes, de 1867 à 1876 et de 1896 à 1912, année de son décès.

A partir des années 1860 et pendant des décennies un sujet « brûlant » va préoccuper les communes riveraines du lac de Grand Lieu. Il est question d’un projet de dessèchement du lac.

Eugène Rozier et Ernest Deausse maires et surtout ensuite Pitre Rozier maire et Commissaire de la Société du Canal de Buzay pour la commune de Pont Saint Martin suivis par leurs conseils municipaux seront toujours opposés à ce dessèchement. Après des années de luttes dépassant très largement les seules rives du lac, le projet sera abandonné. Un siècle plus tard le lac deviendra réserve naturelle nationale.

Pitre Rozier et son épouse née Ferrus auront trois filles héritières du domaine en 1913. Au cours du 20ème siècle et jusqu’à nos jours cette propriété privée appartiendra successivement à plusieurs propriétaires.

Par un arrêté du 11 avril 1975

« Sont inscrites sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques les façades et les toitures du château du Plessis à Pont Saint Martin (Loire-Atlantique). »

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Les tarifs du multi-accueil la Farandole

La tarification des familles établie au plan national par la Caisse d’Allocation Familiales est obligatoire et retient l’heure comme unité commune à tous les types d’accueil.

 

La tarification des familles établie sur le plan national par la Caisse Nationale des Allocations Familiales retient l’heure comme unité commune à tous les types d’accueil.

La participation demandée aux familles est calculée sur la base des heures réservées. Le Multi accueil applique une facturation au quart d’heure. Les heures réservées sont dues ainsi que tout quart d’heure commencé.

La participation financière varie en fonction des ressources de l’année N-2, déclarées à l’administration fiscale et de la composition de la famille. Elle correspond à un taux d’effort modulable en fonction du nombre d’enfants à charge dans les limites annuelles d’un plancher et d’un plafond préconisé par la CAF.

Formule de calcul du tarif :   (revenus avant tout abattement / 12) x taux d’effort % = tarif horaire

La présence dans la famille d’un enfant en situation de handicap (bénéficiaire de l’AEEH) à charge de la famille, même si ce n’est pas ce dernier qui est accueilli au sein de l’établissement, permet d’appliquer le tarif immédiatement inférieur.

La tarification applicable à la famille est déterminée à l’admission de l’enfant. La révision du tarif s’effectue annuellement au 1er janvier toujours en fonction des ressources N-2.

Lorsque des changements, qu’ils soient familiaux ou économiques, interviennent, il appartient aux familles d’en informer leur organisme de rattachement le plus rapidement possible. Si un nouveau tarif est appliqué, il entre en vigueur sans effectif rétroactif le mois suivant.