À la découverte du patrimoine de Pont Saint Martin
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L’Eglise
Construite en mortier de terre, l’église originelle a sans doute la même histoire que celle de Vertou achevée en 985 (il semble que ce soient les mêmes équipes qui ont œuvré sur les deux édifices).
D’une hauteur modeste de 5,35m et dotée d’un portail de 1,35m de large, elle est remaniée à plusieurs reprises en fonction des besoins, ce qui en justifie ses différents styles. L’Eglise actuelle est entièrement reconstruite de 1844 à 1860. Des tergiversations entre le conseil de fabrique (qui en ce temps gérait l’église), l’Evêché et la préfecture créent beaucoup de retard. A commencer par le clocher qui, étant de peu d’élévation, ne peut avoir une portée de cloche suffisante pour appeler les paroissiens à 4 km. Il est alors reconstruit pour disposer d’une hauteur de 35m et aussi accueillir des cloches de grande taille. Sa reconstruction est achevée en 1844, date précisée sur la boule de 80 cm qui supporte la croix.
Par une lettre datée du 7 février 1847, l’architecte Dusouchay signale : « les murs bâtis en terre ne peuvent être consolidés, il est urgent de les démolir pour éviter une chute imminente ». La nef est donc rebâtie à partir de 1857.
Une lettre de l’évêché au préfet du 30 mars 1860 précise qu’on a dû commencer par la nef qui menaçait ruine mais que de nouvelles ressources permettent, en ajoutant deux chapelles absidiales, de donner enfin à l’édifice l’étendue strictement nécessaire.
L’Eglise de Pont Saint Martin a depuis fait l’objet de travaux de rénovation en particulier en 1994 :
- Des pierres de parements ont été remplacées, soit 94 m3 dont 1/3 sont des pierres sculptées.
- Quelques 1077 m² d’enduits à la chaux grasse ancienne
- La couverture 975 m² a été remaniée, donc changée en partie. Le clocher de 116 m² à lui seul est refait à neuf et mesure 35 mètres de hauteur. 26 vitraux ont été déposés et reposés après restauration.
Histoire des cloches
Monsieur Bertho, curé de Bouguenais, officie, assisté de M. l’abbé Boisrobert, aumônier de l’Hospice général de Nantes et de M. l’abbé Desbois, vicaire de Bouguenais, en qualité de diacre et sous-diacre.
Après l’Evangile lors de son prêche, M. l’abbé Bonneau expose la double influence de la cloche dans l’Église catholique à savoir l’utilité que les fidèles chrétiens en retirent et les remords salutaires qu’elle fait naître dans l’âme de l’impie.
Pendant la durée du saint Sacrifice, deux jeunes enfants, mesdemoiselles Marthe et Marie de la Barbelais, conduites par Messieurs Rouaud et Rozier, ont parcouru les rangs des fidèles pour leur offrir, à l’occasion de la fête, les dragées traditionnelles que l’on venait de bénir solennellement.
Après la messe, sur l’invitation du respectable pasteur du Pont Saint Martin, M. Roberdelle, dont le zèle toujours si bien inspiré a contribué si puissamment à donner à sa paroisse cette touchante solennité et en vertu des pouvoirs à lui délégués par Monseigneur l’Evêque de Nantes, M. l’abbé Gabrio, missionnaire à l’Immaculée Conception de Nantes, a procédé à la bénédiction des cloches en 1844.
La première cloche nommée Marie-Anne, d’un poids de 1014 kg, a eu pour parrain M. de Rouaud. Un autre nom figure au côté de celui de la marraine sur la cloche, celui de respectable dame Mme de Melient né Aubigny. Celle-ci devait en être la marraine, mais Dieu, dans ses imprévisibles desseins, venant de la rappeler presque subitement à lui, au milieu des regrets et des larmes de tous, elle a été dignement remplacée en cette qualité par Mme de Rouaud.
La deuxième cloche nommée Claudine Marie Antoinette du poids de 510 kg a eu M. Rozier, Maire de Pont Saint Martin et Mme Rozier, son épouse, pour parrain et marraine. La troisième, pesant 313 kg, fut nommée Marthe Marie, du nom des deux marraines qui étaient les petites-filles de M. Henry de la Barbelais.
L’histoire de l’Eglise de Pont Saint Martin est en rapport avec l’attachement des martipontains à leur église et avec la place que connait alors la religion dans la vie de chacun.
En 1905, les lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat et la confiscation des biens de la fabrique (Conseil nommé au scrutin le premier dimanche d’avril de chaque année) seront mal accueillies.
Le Monument aux Morts (visible à l’intérieur)
En 1921, un monument est installé dans l’absidiole sud, abritant le groupe du Calvaire sculpté en 1850 par le nantais Guillaume Grootaërs. Réalisé par l’architecte René Ménard et le marbrier Rivière, il se compose de quatre plaques gravées en pierre de Lavoux, encadrées d’un décor peint par Marchand. La dédicace « 1914-1918 La Paroisse de Pont-Saint-Martin à ses Enfants Morts Glorieusement pour la Patrie » entoure les noms des soixante-seize soldats morts pour la France.